Médecins du Monde et le CAW lancent un espace d’information et de soins à Zeebruges

Médecins du Monde et le CAW lancent un espace d’information et de soins à Zeebruges

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Le Centre d’action sociale (CAW) Flandre-Occidentale Nord et Médecins du Monde (MdM) veulent absolument éviter un nouveau Calais. C’est la raison pour laquelle ils lancent ce vendredi 19 février un espace d’information et de soins pour les réfugiés à Zeebruges. Les deux organisations invitent également les autorités locales de la côte à réfléchir ensemble, aux côtés des bénévoles et des autres organisations, à une solution humaine, constructive et non-répressive. Elles demandent aussi au gouvernement de fournir un abri temporaire aux réfugiés.

En lançant cet espace d’information et de soins, les organisations veulent tenter d’apporter une réponse claire, bien que provisoire, aux besoins juridiques, médicaux et humanitaires à Zeebruges. De nombreux réfugiés désirant passer au Royaume-Uni ont en effet besoin de soins médicaux urgents et d’une aide humanitaire de base, et ils sont souvent très mal informés. Les permanences auront lieu tous les vendredis et lundis de 9h30 à 13h.                                  

Depuis deux semaines, une équipe médicale de Médecins du Monde soigne les réfugiés à Zeebruges. « Le climat hivernal et la récente vague de froid sont néfastes pour la santé des réfugiés. Notre équipe mobile a déjà soigné de nombreux réfugiés qui présentaient des inflammations des voies respiratoires. À cela s’ajoutaient aussi souvent des symptômes d’hypothermie, de fatigue, de déshydratation et de faim. C’est pour pouvoir offrir à ces personnes des soins médicaux minimums – un droit humain fondamental – que nous lançons ces consultations fixes », explique Nel Vandevannet, directrice des Projets Belges de Médecins du Monde.

Le CAW prend en charge l’aspect informatif et juridique des permanences. Ils renseigneront notamment les réfugiés sur les possibilités d’asile en Belgique, sur le retour volontaire, sur les risques encourus lors des tentatives de traversées vers le Royaume-Uni et sur leurs chances de succès une fois sur place.

Les deux organisations profiteront aussi de leurs activités pour définir le profil des réfugiés et le nombre de mineurs non-accompagnés rencontrés.

« Personne ne veut d’un nouveau Calais. Pour pouvoir soigner et informer les réfugiés, mais aussi éviter qu’ils tombent entre les mains des passeurs sans scrupules, nous invitons les autorités locales à réfléchir avec nous à la solution la plus efficace et la plus humaine possible »,  conclut Pierre Verbeeren, directeur général de Médecins du Monde.