Les hôpitaux d'Alep dépassés par l'afflux de blessés civils suite aux attaques aériennes visant la population

Les hôpitaux d'Alep dépassés par l'afflux de blessés civils suite aux attaques aériennes visant la population

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Des raids aériens larguent des barils d’explosifs sur la ville d’Alep et sa province, faisant de nombreuses victimes au sein de la population civile. Médecins du Monde soutient sept réseaux médicaux à l’intérieur du pays.

Depuis 15 jours, une offensive meurtrière, menée à coups de "barils" remplis de TNT, vise des zones résidentielles ou des lieux publics tels que des écoles, des marchés ou des hôpitaux. Plus de 500 personnes ont péri dans ces raids aériens faisant des civils les premières victimes. Les partenaires médicaux syriens de Médecins du Monde à Alep témoignent d’une situation  médicale catastrophique et d’un afflux de blessés dans plusieurs hôpitaux de la ville. Ils dénoncent les conséquences terribles associées à l’utilisation de ces armes.  Les photos des victimes ou des cadavres reçues par Médecins du Monde révèlent d’importantes mutilations, notamment sur des femmes et des enfants qui représentent plus des deux tiers des blessés.

 « Je serai hanté toute ma vie par ce que j’ai vu ces derniers jours », raconte le docteur F., médecin syrien travaillant dans un des quatre hôpitaux soutenus par MdM. « C’est encore pire que les armes chimiques, car au moins vous mourrez en un seul morceau… ».

 La plupart des hôpitaux sont surchargés de patients et sont à court de matériel médical. Les ambulances sont endommagées, détruites ou n’ont plus de carburant. Selon les médecins syriens partenaires, les besoins en matériel médical sont criants. C’est pourquoi Médecins du Monde a récemment acheminé du matériel chirurgical permettant de réaliser plus de 150 interventions, des médicaments et 20 000 poches de sang.

 Médecins du Monde rappelle qu’il est impératif que toutes les parties au conflit respectent les règles du droit international humanitaire, qui visent à épargner les populations civiles ne prenant pas directement part aux combats. Empêcher l’accès aux soins des populations blessées en prenant les hôpitaux pour cible est un autre crime que nous dénonçons.