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Malnutrition au Niger : des indicateurs inquiétants

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Modifié le: 17/04/2012, 14h10

MDM renforce ses activités dans les communautés auprès des enfants « à risque »

Au Niger, les résultats d’une enquête nationale montrent que plus de cinq millions de personnes sont dans une situation d’insécurité alimentaire. Une mauvaise saison des pluies, des récoltes difficiles et de ce fait, un déficit céréalier important ont eu pour conséquence une forte augmentation du prix des denrées.



Les régions où l’on a observé les plus fortes proportions de ménages en insécurité alimentaire sévères sont Maradi (6,7%), Niamey périphérie (7,3%), Tillabéry (8,5%) et enfin Tahoua (8,6%), où Médecins du Monde intervient.

Dans la région de Tahoua, le district d’Illéla appuyé par MdM est le département du Niger le plus touché par l’insécurité alimentaire avec 15,5% des ménages vulnérables.

Les indicateurs pour le début d’année 2012 sont inquiétants : l’augmentation du nombre d’admissions d’enfants souffrant de malnutrition sévère avec complications est de 34% pour les 3 premiers mois de 2012 comparativement à 2011 (Centre de Récupération Nutritionnelle Intensive - CRENI de l’hôpital de district d’Illéla).

La hausse est de plus de 47% pour les admissions des enfants souffrant de malnutrition sévère au mois de février 2012 par rapport à février 2010, pourtant déjà considérée comme une année difficile (Centres de Récupération Nutritionnelle Ambulatoire pour les cas de malnutrition aigue Sévère - CRENAS).

Dans ce contexte de crises nutritionnelles répétées, Médecins du Monde renforce ses activités de prévention, de prise en charge médico-nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans et de promotion de la planification familiale développées dans le département d’Illéla depuis avril 2011 à travers :
- l’extension du CRENI qui triple sa capacité d’accueil
- le recrutement de ressources humaines supplémentaires et la formation des agents de santé
- le dépistage actif des malnutris directement dans les communautés
- une prise en charge des enfants, des femmes enceintes et allaitantes malnutris modérés dans les centres de santé par la distribution de compléments nutritionnels
- le renforcement du système de référencement des cas les plus sévères avec complications vers l’hôpital

Médecins du Monde travaille au renforcement du système de santé national dans les centres déjà existants, en appui aux autorités sanitaires et aux structures locales, « le seul moyen pérenne de répondre aux crises répétées qui affectent le Niger » selon Pierre Salignon, directeur général de Médecins du Monde.

La politique de gratuité des soins, mise en place au Niger depuis 2005 pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, a permis d’augmenter de manière très nette la prise en charge précoce des principales pathologies à l’origine de la mortalité infantile, en favorisant l’accès aux soins et l’utilisation des services de santé. Depuis 2006, les cas de diarrhées pris en charge ont été multipliés par 4 et 85% des femmes enceintes bénéficient aujourd’hui d’un suivi de grossesse contre 40% en 2005. Médecins du Monde se mobilise pour obtenir la levée des barrières financières, seul moyen pour assurer un réel accès aux soins pour les plus vulnérables.

Contacts presse : Agnès Varraine-Leca / Léa Carniglia 01 44 92 14 31 / 14 32 / 15 23 – 06 09 17 35 59 - infomdm@medecinsdumonde.net www.medecinsdumonde.org

 
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Donner la vie, risquer la sienne : un documentaire sur les jeunes filles de Ouagadougou et Bamako

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Modifié le: 3/05/2012, 15h17

Ce film documentaire de Dominique Thibaut (Yèlèma) nous plonge au cœur de la réalité des jeunes filles qui survivent dans les rues de Ouagadougou ou de Bamako. Il nous montre aussi le travail des organisations qui, comme Médecins du Monde, les soutiennent et leur viennent en aide.

Avant-première à ne pas manquer le lundi 7 mai à 20h à Flagey.  [1]
La première partie du film consacrée notamment aux activités de Keoogo, partenaire de MdM, sera diffusée sur La Deux (RTBF) ce dimanche 1er avril.


Elles s’appellent Jasmine, Adjara ou Hatmata et sont des milliers à vivre dans les rues de Ouagadougou ou de Bamako. La plupart sont filles-mères ou enceintes. Poussées par leur famille à quitter leur village pour trouver un emploi en ville, elles sont pour la plupart engagées comme "bonnes" dans les familles de la classe moyenne. Exploitées et la plupart du temps abusées sexuellement par leur employeur, elles se retrouvent à la rue dès qu’elles sont enceintes et ne peuvent envisager un retour dans leur famille au risque d’être rejetées. Elles survivent alors comme elles peuvent et mettent leurs enfants au monde dans des conditions sanitaires précaires. En suivant l’itinéraire de certaines d’entre elles, le film pose la question du droit des femmes au respect de leur santé reproductive dans une Afrique de l’Ouest où le poids des traditions reste un obstacle à leur émancipation.

Bande annonce - "Donner la vie, risquer la sienne" from Yelema asbl on Vimeo.

Montrer que la mortalité maternelle n’est pas une fatalité

Dominique Thibaut et Yèlèma s’étaient déjà intéressés au travail de Médecins du Monde, notamment dans le documentaire "Accoucheuses nomades, racines du désert" (2007). Cette fois-ci encore, avec "Donner la vie, risquer la sienne", la santé maternelle est au cœur de l’action.
« Les documentaires que je réalise saisissent à chaque fois une problématique de développement. L’objectif est à chaque fois de montrer quels sont les mécanismes qui maintiennent des populations dans la pauvreté et de quelle manière les projets de développement menés par des ONG locales permettent d’y faire face. C’est cette fois le combat contre la mortalité maternelle qui a retenu mon attention. De tous les objectifs du Millénaire pour le développement, c’est celui pour lequel on constate le moins de progrès. Les projets soutenus par Médecins du Monde au Mali et au Burkina Faso concernant les jeunes filles des rues m’ont semblés constituer un angle approprié pour traiter cette question parce qu’ils illustrent bien qu’on peut combattre les mécanismes socio-culturels qui conduisent les femmes à se trouver en danger de mort au moment où elles donnent la vie », Dominique Thibaut.


Le film "Donner la vie, risquer la sienne", produit par Yèlèma grâce au soutien de la Coopération belge au développement, a été et sera diffusé à la télévision.

Le dvd du film est disponible au prix de 15 euros port compris à verser sur le compte BE05 5230 8018 9975 de Yèlèma asbl, avenue Van Volxem, 172, 1190 Bruxelles.
Contacts : info@yelema.org ou www.yelema.org

_

[1] Projection du documentaire "Donner la vie, risquer la sienne" suivie d’un débat et d’un drink.
Lundi 7 mai - 20h

Flagey - Studio 5 (Ixelles)
Nombre de places limité (5€) inscription sur l’événement facebook : https://www.facebook.com/events/258130590932387/ ?ref=ts.

 
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Médecins du Monde appelle à l’arrêt des violences contre les civils et renforce ses actions d’assistance au Moyen Orient

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Créé le: 12/03/2012, 09h55

Alors que les violences contre les civils se poursuivent et que l’envoyé spécial de l’ONU et de la ligue arabe pour la Syrie doit se rendre à Damas, Médecins du Monde renforce ses actions d’assistance au Moyen-Orient afin d’appuyer le personnel médical prenant en charge les blessés ainsi que les personnes fuyant les combats vers les pays frontaliers (Jordanie, Liban et Turquie).

En Jordanie, dans la ville de Ramtha proche de Deraa, l’un des berceaux de la révolte syrienne, Médecins du Monde débute le premier volet d‘un programme d’assistance destiné aux réfugiés syriens. Ce poste frontalier entre la Jordanie et la Syrie connait un afflux récent et important de réfugiés. Estimés à plus de 10,000 dans la ville, ils sont une centaine à rallier quotidiennement le camp de transit mis en place par les autorités jordaniennes (500 personnes y sont présentes de façon permanente). Les conditions dans lesquelles ils ont fui la Syrie et leur précarité actuelle les rendent d’autant plus vulnérables. Dans le camp de transit, MdM soutient les médecins bénévoles jordaniens qui travaillent sur place, et assure un approvisionnement en médicaments essentiels et en matériel médical. Une équipe d’appui psycho-social va y assurer la prise en charge des réfugiés épuisés et souffrant pour certains de stress post-traumatique. Dans la ville de Ramtha même, MdM prévoit de soutenir un dispensaire et d’en assurer l’équipement médical et l’approvisionnement.

Au Liban, d’autres actions d’assistance se construisent progressivement, en partenariat avec des associations locales. Dans la plaine de la Beqaa, MdM a décidé de renforcer en matériel et soutien technique plusieurs structures de santé (dispensaires et hôpital) offrant des soins aux Syriens déplacés. Le pré-positionnement d’un stock de kits médicaux et chirurgicaux est en préparation en vue de l’ouverture potentielle d’un espace humanitaire sur le territoire syrien.

En Syrie, MdM en lien avec des médecins syriens renforce progressivement l’approvisionnement en matériel médical et médicaments pour répondre aux besoins qu’ils identifient directement sur le terrain (approvisionnement, suivi médical et social des blessés hors de Syrie, etc.)

Présent à Alep entre 2008 et 2011, Médecins du Monde a mis un terme à ses actions en Syrie fin 2011, faute d’obtention des autorisations nécessaires de la part du gouvernement de Damas, et ce malgré plusieurs sollicitations de l’Ambassade Syrienne en France et des autorités centrales du gouvernement syrien. Avec le développement de la crise et faute d’accès facilité, MdM a choisi de mettre en place une aide médicale et psycho-sociale en faveur des réfugiés et des blessés syriens trouvant refuge dans les pays limitrophes, en appui aux partenaires locaux qui les assistent déjà. MdM développe également un soutien matériel médical direct à des associations de médecins syriens.

Devant la poursuite des violences, Médecins du Monde condamne fermement les violences perpétrées à l’encontre des civils et appelle le gouvernement syrien à respecter pleinement les obligations que lui impose le droit international humanitaire.

Médecins du Monde appelle également au respect du personnel médical et sanitaire, et à celui de la neutralité des installations sanitaires qui ne doivent en aucun cas faire l’objet d’attaques et doivent rester des lieux de soins.

Médecins du Monde demande enfin à toutes les parties armées impliquées dans le conflit un accès direct aux zones de combats et l’instauration de périodes de trêves régulières dans les violences afin de permettre l’évacuation, l’assistance aux blessés et l’acheminement des secours humanitaires aux personnes qui en ont besoin.

Contact Presse Agnès Varraine-Leca / Léa Carniglia +33(0)1 44 92 14 32 / 13 81 – +33(0)6 09 17 35 59 infomdm@medecinsdumonde.net / www.medecinsdumonde.org

 
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Le Plan hiver prend fin, l’exclusion des soins continue

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Modifié le: 28/03/2012, 15h48

Cet hiver, 700 patients hébergés au Samu social ont reçu près de 3000 consultations médicales par 120 bénévoles de MdM. Parmi ces personnes hébergées en urgence, 52% ne savent pas où aller après la fin du Plan hiver et 37% n’ont aucune couverture sociale.

Dossier de presse complet à télécharger en bas d’article.

C’est une opération sans précédent pour Médecins du Monde : près de 3000 consultations ont été réalisées par plus de 120 bénévoles professionnels de santé (médecins généralistes, infirmiers et accueillants). Durant le seul mois de janvier, nous avons dû assurer plus de 700 consultations. Pendant toute la période du Plan hiver, les bénévoles de MdM ont offert, tous les soirs, des consultations médicales ou paramédicales aux personnes sans-abri hébergées dans les centres du Samu social de la rue Royale et de la chaussée de Charleroi.

«  C’est surtout un hiver inhumain que Bruxelles a connu. Et pas uniquement à cause du froid. Par les seules consultations médicales au Samu social, plus de 700 personnes différentes ont été soignées. Cela signifie autant de vies abimées, autant de lendemains incertains. Les chiffres que nous donnons ci-dessous sont un témoignage de la gravité de la situation », insiste Pierre Verbeeren, Directeur général de Médecins du Monde Belgique.

© Thibault Grégoire

UNE MISSION : SOIGNER ET ECOUTER

L’objectif de ces lieux de consultation est de faire des soins curatifs mais aussi, dans la mesure du possible, de la prévention et de référer cette population vers des structures de santé appropriées comme les centres de dépistages, les maisons médicales, les soins de santé mentale… Le lien noué entre des professionnels de santé et cette population en situation précaire passent aussi par des moments d’écoute importants vu l’angoisse, le stress et la souffrance des personnes vivant en rue.

En participant au Plan hiver, l’objectif de Médecins du Monde est de proposer, d’améliorer et de garantir l’accès aux soins de santé d’urgence pour les personnes sans-abri hébergées par le Samu social de Bruxelles. Par son action, MdM vise à intensifier le nombre de consultations (para)médicales offertes aux populations les plus démunies durant les mois les plus froids.

Il est important d’insister sur le caractère « d’urgence » du projet, c’est-à-dire que sa mise en œuvre est conçue comme un « dépannage » pour un public déstructuré par le séjour en rue, et non comme un circuit alternatif se substituant aux médecins généralistes de la région bruxelloise.


UN CONSTAT D’EXCLUSION

Ce 1er avril, les dispositifs hivernaux d’urgence prendront fin et les centres d’hébergement seront fermés. La fin de l’hiver n’entraîne pourtant pas la fin de l’exclusion pour ces personnes en grande précarité de logement. « Nos premières analyses montrent que plus de 37% des personnes fréquentant ces centres d’hébergement n’ont pas d’accès aux soins et n’ont pas de médecins généralistes alors que c’est probablement la population la plus fragilisée de notre société et qui en a le plus besoin », s’inquiète le Dr Kathia Van Egmond, coordinatrice médicale des projets en Belgique.

« L’hiver est toujours une opportunité pour toucher cette précarité qu’on ne voit pas spécifiquement le reste de l’année », estime Stéphane Heymans, responsable des projets belges. « Mais c’est chaque fois une opportunité gâchée car nous manquons de temps et de moyens pour réintégrer dans le système de santé et dans les circuits classiques ces personnes parfois gravement malades. Les facteurs d’exclusion, notamment administratif, mais aussi social et culturel, demande du temps pour être supprimés. »


Quelques constats chiffrés [1] :
- 1908 consultations médicales pour 568 patients en 4 mois dans un centre d’hébergement d’urgence (centre du Samu social de la rue Royale).
- Forte augmentation des consultations en janvier et février (vague de froid).
- Les problèmes respiratoires étaient le plus reportés (22%), suivi par des problèmes dermatologiques (16%), gastroentérologiques (15%), ostéo-articulaires (15%) et des problèmes de santé mentale (11%). La grande prévalence de maladies de peau reflète des conditions d’hygiène difficiles et un manque d’accès à l’eau.
- 80% des patients vus aux consultations médicales sont des hommes entre 20 ans et 49 ans.
- Plus de 55% des patients ont une mutuelle de santé mais souvent pas en ordre (carte SIS ou carte mutuelle belge), 37% n’ont aucun accès aux soins et seuls 5% bénéficient d’une Aide médicale urgente.


MDM DEMANDE

Médecins du Monde demande que des politiques de santé adaptées soient implémentées pour les personnes en situation précaire ou en précarité de logement.

> Profiter de ces centres d’urgence pour permettre une réintégration aux soins de première ligne et une ouverture des droits pour les personnes n’ayant pas/plus accès aux soins. L’accès aux soins (que ce soit l’offre de soins ou l’accès administratif via le CPAS) est fortement territorialisé. Pour cette population mal logée et en éternel mouvement, cela a pour résultat une complexité administrative qui mène à l’exclusion des soins. Nous demandons que les mécanismes d’accès aux soins soient moins complexes et que les barrières administratives pour cette population soient levées. De plus, il faut renforcer l’offre de soin de première ligne afin que ces personnes fragilisées puissent y avoir accès.

> Mettre en œuvre des politiques de prévention adaptée pour cette population, par exemple : garantir un accès à la vaccination de la grippe dans ce type de centre, garantir un accès facile aux dépistages des maladies infectieuses, etc.

> En connaissant l’impact du logement sain sur la santé des personnes, MdM demande aussi que des solutions plus structurelles soient envisagées pour les problématiques de logement dans les grandes villes. Les centres d’urgence se multiplient sans de véritable relais pour une réintégration à plus long terme.


PDF - 2.2 Mo
Dossier de presse - Fin Plan Hiver

[1] Données chiffrées partielles, à mi-février, concernant seulement le centre de la rue Royale à Bruxelles.

 
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Journée Mondiale de la Santé : La santé n’est pas un luxe !

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Modifié le: 5/04/2012, 16h23

Health is not a luxury !

Le réseau international de Médecins du Monde mène 183 programmes dans 64 pays dont 11 pays européens, destinés aux personnes qui n’ont pas accès aux soins de santé. A l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé, le 7 avril, MdM veut attirer l’attention sur le fait que les soins de santé ne sont pas un luxe. Le 10 avril, à 10h, MdM organise donc un flashmob sur l’esplanade Agora Simone Veil, face au Parlement Européen. Nous vous invitons à venir assister à cet événement.

En plus du flashmob, un débat aura lieu l’après-midi entre les différentes parties concernées : membres du Parlement Européen, directeurs généraux de MdM et des patients qui ont bénéficié de notre aide. Au cours de cette table ronde, nous présenterons nos conclusions et nos principales préoccupations, basées sur notre travail de terrain au quotidien. La situation en Grèce fera l’objet d’une attention particulière.

Face à la crise, de nombreux gouvernements européens ont réduit leurs dépenses en soins de santé, malgré l’augmentation du nombre de personnes en situation précaire. Nous demandons un système de santé basé sur la solidarité, l’égalité de droits et d’accès pour tous. L’accès aux soins de santé en Europe devrait être garanti à tous les Européens, quel que soit leur statut administratif ou financier. C’est un droit fondamental de chaque personne. Plus que jamais, l’Union Européenne doit assurer à ses citoyens une couverture complète en matière de soins de santé.

Quelques données provenant des centres de consultation de MdM à Amsterdam, Bruxelles, Londres, Munich et Nice :

- 34% des patients vus dans les centres MdM percevaient leur état de santé comme mauvais ou très mauvais, alors que leur âge moyen est de 35 ans.
- Dans les cas où un traitement était nécessaire, 46,2% n’en recevaient aucun.
- 79% des femmes enceintes à qui l’on demandait si elles recevaient des soins prénataux ont répondu que non.

Objectifs de Médecins du Monde :

- s’assurer que chaque personne vivant dans l’Union Européenne, en particulier les Européens confrontés à des conditions de vie difficiles, ait accès aux soins de santé – c’est-à-dire l’accès effectif à la prévention, au diagnostic et aux soins de santé adéquats ;
- obtenir des changements dans les politiques de l’UE en matière de rougeole, VIH, hépatite et tuberculose – tous relèvent du mandat de l’UE qui devrait garantir l’accès aux traitements de ces maladies ;
- donner accès aux soins et protéger de l’expulsion les immigrés sans-papiers gravement malades dans l’UE – leur renvoi dans leur pays d’origine, où ils n’ont pas accès à des soins adéquats, peut avoir de graves conséquences sur leur santé et, dans certains cas, les conduire à la mort.

 
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Brussels-to-Paris BikeTour 2012

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Modifié le: 24/04/2012, 10h47
Médecins du Monde organise pour la deuxième fois le « Brussels-to-Paris BikeTour » en septembre 2012. Ce défi sportif est destiné à tous ceux qui aiment le cyclisme et qui veulent contribuer aux projets de Médecins du Monde ou à ceux qui veulent vivre une expérience unique tout en apportant leur pierre à l’édifice.

Un peu d’histoire…

En 2003, Médecins du Monde UK organise pour la première fois un « London-to-Paris BikeTour », une course à vélo de 3 jours, de Londres à Paris, dont les fonds récoltés ont été utilisé pour les projets de Médecins du Monde. Cet évènement à la fois sportif et humanitaire a rencontré un franc succès ! En 2010, Médecins du Monde Belgique y participe pour la première fois et en 2011, nous lançons le Brussels to Paris. Après trois jours d’effort mais aussi de satisfaction les 36 participants de Médecins du Monde arrivent à Paris le samedi 16 juillet 2011 à l’Arc de Triomphe. Étant donné le succès de l’évènement, nous avons décidé d’organiser une deuxième édition du « Brussels-to-Paris Biketour ».


« Faire du vélo à travers des paysages souvent stupéfiant, pour une bonne cause et en compagnie de gens très différents. Une expérience vraiment fantastique ! », Sérénade, participante au London-to-Paris BikeTour 2010.



BikeTour 2012

Du 13 au 16 septembre 2012 inclus, Médecins du Monde organise le « Brussels-to-Paris BikeTour » en collaboration avec les agences de voyage Joker A1679 et Poco Loco, spécialisées en montainbike et en randonnée cycliste. Ce parcours partira de Bruxelles et quatre jours plus tard nous arriverons à Paris. Nous vous mènerons à travers des paysages idylliques comme Verdin, Romeries, le Canal de Saint Quentin et nous entrerons finalement à Paris en suivant le Canal d’Ourcq.


Nouveautés

Nous proposons aux plus sportifs d’entre vous un défi supplémentaire à relever ! Vous aurez le choix entre deux parcours, l’un intensif et l’autre normal. Cela nous permet d’offrir à chacun un défi unique et personnalisé. Si vous choisissez le parcours court, vous parcourrez un total de 350km, pour le parcours long, il faut ajouter 150km supplémentaires.

Cette année, la course se déroulera en quatre jours. L’arrivée est prévue à Paris à 14h00 et après un drink d’accueil, nous retournerons tous ensemble en Belgique en bus, avec les vélos. Vous trouverez plus d’informations pratiques dans les dossiers à télécharger au bas de cet article.


Pourquoi faire du vélo en soutenant le projet de MdM ?

- pour participer à un événement amusant, sain et motivant
- pour partager une expérience unique avec d’autres
- pour donner un but humanitaire à votre activité sportive
- pour récolter des fonds et communiquer sur les projets de MdM en Belgique et dans le monde
- pour promouvoir un mode de vie sain

Médecins du Monde invite à participer à cet évènement caritatif les cyclistes confirmés ou débutants, seuls ou en groupe, entreprises et clubs sportifs ! Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 13 août 2012 inclus.


Prêts à relever le défi ?

Hâte d’enfourcher votre vélo ? Inscrivez-vous en ligne dès maintenant ! Après votre inscription, vous recevrez un mail et un dossier contenant plus de détails concernant votre inscription et l’organisation de l’évènement. Attention, votre inscription ne devient définitive que lorsque nous avons bien reçu votre paiement. Nous vous en tiendrons au courant par mail.


Brochure de présentation

 

CRISE AU MALI - 270.000 personnes déplacées depuis le 17 janvier 2012. imprimer cette article

Médecins du Monde-Belgique maintient et renforce son action auprès des populations affectées par le conflit.

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Créé le: 27/04/2012, 18h08

Un contexte instable et une catastrophe humanitaire qui s’annonce

Dans un contexte de crise institutionnelle à Bamako et de conflits dans le Nord du Mali, les mouvements de populations observés croissent de jour en jour. Les derniers chiffres officiels des Nations Unies (OCHA) estiment à plus de 130.000 Maliens réfugiés dans les pays frontaliers (au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso). Et près de 30.000 personnes se sont réfugiées en Algérie selon le gouvernement algérien. Le programme alimentaire mondial (PAM) estime que plus de 107.000 personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays.

Ces populations font également face à une grave crise alimentaire et nutritionnelle qui touche toute la région du Sahel. Selon les Nations Unies, plus de 23 millions de personnes seront touchées par cette famine au Niger, au Tchad, au Mali, au Burkina Faso et en Mauritanie.


Médecins du Monde actif sur le terrain

Dans ce contexte sécuritaire et politique instable, Médecins du Monde (MdM) est l’une des seules associations humanitaires à être restée active dans la région du Nord du Mali. Aujourd’hui, l’ONG continue et renforce même son action auprès des populations affectées. Fidèle à ses principes, MdM veille à rester indépendante et apolitique pour se concentrer sur les seuls besoins de santé. L’ONG continue à travailler en respectant le principe d’impartialité humanitaire. Ce travail est particulièrement délicat mais il permet aux équipes de Médecins du Monde d’avoir accès aux populations civiles là où elles en ont le plus besoin. C’est pour cela que les équipes tiennent à évaluer elles-mêmes les besoins et garde la décision d’action.

Avec nos équipes présentes dans le Nord du Mali dans les régions de Kidal et Gao, nous nous concentrons sur des opérations d’urgence humanitaire : des offres de soins de santé primaire, un dépistage nutritionnel et une prise en charge des cas de malnutrition.

Région de Kidal
Depuis le 13 mars dernier, Médecins du Monde Belgique est présent en continu dans le plus grand camp de déplacés au Nord Mali, le camp d’Inhamzil. L’équipe continue d’assurer des soins de santé primaire dans les camps de déplacés situés dans la brousse aux abords de la ville d’Adielhoc et a également redémarré l’hôpital de Kidal.

A Inhamzil et Tésalit l’équipe a entrepris une riposte vaccinale pour faire face à une épidémie de coqueluche qui a déjà touché plusieurs enfants en bas âge.

Dans la Région de Gao
Depuis le 22 mars, trois équipes sont présentes de manière continue sur le cercle de Menaka. A Ménaka, une équipe fait tourner un poste de santé fixe. Deux équipes pluridisciplinaires mobiles, une au Nord et une au Sud de cette région, couvrent les besoins en soins de santé primaires et font du dépistage de malnutrition.

Région de Mopti
Dans la région de Mopti sur le cercle de Youwarou la situation sécuritaire actuelle est très critique et Médecins du Monde a retiré actuellement ses équipes.

 
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Mali : 206.000 réfugiés ou déplacés en besoin d’aide humanitaire

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Modifié le: 24/04/2012, 10h55

Malgré l’instabilité politique qui règne au Mali, Médecins du Monde continue et renforce son action auprès des populations


LE CONTEXTE

Le conflit qui se déroule au Nord du Mali depuis le 17 janvier 2012 entraîne de très importants mouvements de population. Les Nations Unies (OCHA) estiment à 93.000 le nombre de déplacés internes et à 113.000 le nombre de Maliens réfugiés dans un pays voisin. Ce nombre est en constante évolution.

Cette région fait face à une crise alimentaire et nutritionnelle étendue à l’ensemble de la région Sahélienne. Les déplacements de populations accentuent cette crise humanitaire.

L’instabilité politique qui règne depuis le 21 mars intervient dans ce contexte.


LA REPONSE DE MDM

Malgré cette instabilité, Médecins du Monde (MdM) continue et renforce son action auprès des populations affectées par le conflit, déplacées (au Mali) ou réfugiées (hors Mali) dans les camps.

Six équipes interviennent dans le Nord-Mali où 5 tonnes de matériel médical ont été acheminées. Deux équipes interviennent au Burkina Faso dans les camps de réfugiés.

Médecins du Monde (MdM) appelle l’ensemble des belligérants au respect du mandat humanitaire afin de garantir une continuité indispensable dans l’accès aux populations.

Pour Cristina Thevenot et Olivier Vandecasteele, coordinateurs généraux de MdM au Mali : « Le Mali fait face à une grave crise humanitaire sur toute la moitié Nord du pays. Les populations sont désemparées. Les familles ont fui les combats, quitté leurs maisons, leurs champs et leur bétail. Des femmes enceintes et des personnes âgées vivent en plein air. Les combats perdurent et l’assistance humanitaire atteint difficilement les populations. Outre Médecins du Monde, très peu d’organisations peuvent accéder aux populations affectées. »

> Dans la région de Kidal :
Un dispensaire a été mis en place dans le camp d’Inhamzil regroupant 650 familles (près de 4000 personnes) sur la commune de d’Aguiel-Hoc dans le cercle de Tessalit. Les équipes MdM assurent les activités médicales préventives et curatives pour l’ensemble la population du camp, et distribuent du matériel de première nécessité (couvertures et ustensiles de cuisine…) acheté localement. A ce jour, plus de 700 consultations ont été réalisées et un dépistage nutritionnel systématique des enfants de moins de 5 ans est effectué.
« Nous habitons la ville d’Adiel-Hoc et nous avons été surpris par l’ampleur des combats », raconte ce déplacé rencontré à Inhamzil. «  Nous avons fui et nous sommes retrouvés sans rien. La situation est difficile surtout pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. »
L’équipe Médecins du Monde à Kidal évalue la possibilité de soutenir l’hôpital de région dans la perspective des combats à venir : « La ville de Kidal se vide petit à petit à un rythme soutenu. Les échanges commerciaux sont au plus bas et les marchés ne sont plus approvisionnés. Les denrées sont chères et commencent à manquer. Les populations se préparent à fuir dans la brousse. »

> Dans la région de Gao, sur le cercle de Ménaka (28.000 déplacés internes sans assistance) :
Un dispensaire a été ouvert ce 22 mars dans la ville de Ménaka. Deux équipes médicales mobiles parcourent les camps de déplacés du cercle, afin de fournir des soins préventifs et curatifs.

> Dans la région de Mopti, sur le cercle de Youwarou : L’hôpital, inactif depuis les attaques du 18 février, a été remis en service par les équipes de Médecins du Monde afin de permettre l’accès aux soins des populations.

> Au Burkina Faso :
- appui en médicaments et équipements médicaux pour la prise en charge médicale des réfugiés maliens, dans la province du Soum, autour des localités de Nassoumbou, Koutougou et Djibo, où 5000 réfugiés sont actuellement pris en charge par les équipes et les autorités sanitaires.
- mission exploratoire en vue d’un appui à l’hôpital régional de référence CHR de Dori pour les cas de malnutrition aigüe sévère avec l’établissement d’un Centre de Réhabilitation et Education Nutritionnelle (CREN) dans la salle de pédiatrie.



Contacts pour la presse :
- En Belgique : Catherine Eeckhout
catherine.eeckhout(at)medecinsdumonde.be – +32(0)2 648 69 99 ou +32(0)473 23 00 58
- En Espagne : Guillermo Algar
guillermo.algar(at)medicosdelmundo.org – +34 91 54 36 033
- En France : Agnes Varraine-Leca / Léa Carniglia
infomdm(at)medecinsdumonde.net – +33(0)1 44 92 14 32/1381 ou +33(0)6 09 17 35 59

 
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